Un samouraï se rébelle au nom de la vie !

[mis à jour le 21 sept 2008]
2008
sept 21

Dans les films de sabre il est souvent question de révolte (du moins intérieure) contre une situation injuste si ce n’est contre l’injustice du système shogounal. Rébellion de Masaki Kobayashi n’échappe pas à cette règle : le seigneur impose à l’un de ses vassaux le mariage avec une courtisane tombée en disgrâce, pour finalement la rappeler à la cour une fois qu’un enfant est né de cette union forcée mais qui est devenu par un respect mutuel touchant un amour rayonnant.

Une situation révoltante pour l’individu, l’humain, écrasé par un système devenu absurde ! Un simple film de samouraï alors ?

Rébellion de Masaki Kobayashi

Bien plus, un hymne à la vie ! Dans la 2ème partie du film le père de famille (magistralement interprété par Toshiro Mifune) exprime sa véritable opposition au système auquel il s’est soumis toute sa vie… et en quelques phrases il dit la souffrance de toute une époque que je résumerais ainsi :

Je n’ai jamais connu l’amour car mon mariage était simple stratégie féodale. L’amour que connait mon fils est tellement vrai et beau que je ne peuX pas faire autrement que de le défendre au prix de ma vie.

L’homme revient soudain dans le centre de l’action et de la vie ! Le système parait de plus en plus absurde et décadent, pris dans ses propre querelles de pouvoir et autres liaisons dangereuses. L’homme reprend sa place avec un Mifune furieux et imbattable au sabre qui sauve la vie en sauvant l’enfant, qui défend l’humanité contre un escadron envoyé pour le tuer et qui symbolise le système.

Une très belle rébellion un samouraï juste qui rend sa place à l’homme !

Liens intéressants:

Voir un extrait du film sur Wildgrounds

Site sur Toshiro Mifune

Acheter le DVD Rébellion de Masaki Kobayashi sur Amazon

Fiche du Film sur Wild Side Film

Wild Side Films – Rubrique cinéma japonais

Une question de souffle !

[mis à jour le 25 avr 2008]
2008
avr 25

- Ce n’est pas une question de technique, mais de souffle !

C’est en ces termes que le samouraï espion répond dans la lame diabolique (3ème volet de la trilogie du sabre de Misumi) quand Hanpei lui demande de lui enseigner la technique du sabre, et de continuer:

- Toutes les techniques sont vaines, il n’y a qu’une seule vérité: dégainer, couper, rengainer.

En effet, si l’on observait comme Hanpei pendant un an les gestes du sensei Daigo Yaichiro l’on arriverait peut-être à la même conclusion. Les enchaînement ressemblent à un style particulier du iaïdo : couper en dégainant (Nuki Tsuké) très rapidement puis rengainer de plus en plus lentement comme pour marquer une pause. L’action de rengainer (Noto) semble ponctuer l’enchaînement sous forme d’une respiration méditative :

(Photo : Sensei Daigo Yaichiro (samouraï espion et maître de Hanpei) rengaine doucement son Katana après avoir coupé en 2 un papillon.)

Cette technique est très visible lors des différents combats qu’opposeront Hanpei (magnifiquement interprété par Raizo Ichikawa) aux traitres du clan et notamment lors de l’embuscade de la vengeance qui lui sera fatale. En effet, alors que ses adversaires l’attendent le sabre menancant en main (Sémé), Hanpei ne fait que couper en dégainant (Nuki Tsuké), pour rengainer aussitôt! Toute sa force semble résider dans ce mouvement très régulier de dégainer-couper-rengainer, dégainer-couper-rengainer…

Hmm, voilà qui donne envie, d’autant plus que le soleil est revenu. Étant donné que je ne participe ni au stage de iaïdo sur les Iles de Lérins ni à celui de Senshin Dojo, je vais prendre mon Bokken et m’exercer un peu au Bois de Boulogne avec mon manuel préféré le Sété Iai de J.P. Réniez :

Ah, avant que je ne l’oublie, ce soir à 20h il y a cours de Iaïdo au Sanbokyodan Dojo, je ne suis jamais allé les voir, je vais profiter de mon week-end prolongé pour leur rendre viste. Je vous tiens au courant ;)

    » page suivante » » »