Au pays des armures et des sabres
Quand on monte pour la première fois à l’étage de la boutique “Samouraï Antique Art” au beau milieu des allées de l’ancien marché aux puces de Saint-Ouen, l’on se croit d’abord dans une bataille d’un film de Kurosawa
…des armures alignées (comme prêtes à dégainer), des casques de différentes époques trônent sur les vitrines, puis un peu plus loin (comme si l’on approchait l’autel d’un temple ou d’un dojo) l’on aperçoit des vitrines avec des dizaines et des dizaines de lames japonaises :
Les unes montées en Tachi, d’autres en Katana ou encore en Tanto… mais toutes sont des lames anciennes du 12ème jusqu’à l’époque Edo (voire 20ème siècle pour les quelques rares pièces récentes, mais forgées). Vous m’avez bien compris, en rentrant chez Gilles, Aurélien et François, on rentre au pays des armures et des sabres car il y a dans ce lieu incroyable bien plus de pièces que ce que nous propos le musée Guimet aujourd’hui !
Le détour en vaut d’autant plus la peine qu’ici chaque pièce a une histoire que l’on vous raconte en détail: celui-ci a été offert par l’empereur du Japon à l’ambassadeur de France (pièce particulièrement belle), celui-là qui n’a plus sa tsuka d’origine mais dont le tressage est assez beau probablement 18ème alors que la lame est du 16ème, celui-ci avec son fourreau laqué or, celui-là fait par Tadayoshi en 1598 à HIizen, ou encore cette lame avec un grain et un retour de trempe hors du commun…
Bien que Gilles et Aurélien ne revendiquent pas le titre d’expert de sabres japonais, ils sont tout de même des spécialistes passionnés et actifs depuis plusieurs années dans le domaine. Gilles achète en effet certaines pièces directement dans toute l’Europe et au Japon où il a fait la connaissance de membres de la très respectueuse NBTHK… Aidé de leur savoir faire ainsi que d’une documentation importante et nécessaire, ils effectuent des recherches consciencieuses et méthodiques qui leurs permettent d’évaluer à partir de lames signées ou non la période de fabrication (ou modification) de la pièce !!
Notons toutefois que ce type d’évaluation comporte une marge d’erreur que même les organismes officiels japonais sont bien obligés de reconnaitre
Bon, vous allez me dire que c’est bien beau toutes ces belles pièces que personne ne peut se payer ? Rassurons-nous il y a pour toutes les bourses de 500 € à 18 000 €. Autre astuce : acheter un sabre à restaurer et chercher avec Aurélien (plasticien passionné d’art japonais) un moyen de l’embellir, par son savoir faire, et le cas échéant, les bonnes adresses. Viendra ensuite un devis de remise en état… dans tous les cas un authentique sabre japonais est un investissement plus sûr que la bourse !
Comme aiment dire les Samouraï : “assez parlé !”, comment trouver la boutique Samouraï Antique Art ?
Et bien, c’est simple, il suffit de se rendre aux puces de Saint-Ouen, puis prendre l’entrée principale de l’ancien marché (Vernaison), au n° 23 de l’Allée Un vous verrez un petit gyrophare rouge à côté de quelques Katana, ça-y est, vous-y êtes
Liens pratiques :
Images de la boutiques Samouraï Antique Art
En savoir plus sur Kurosawa (Wildgrounds)
Trouver des livres & des films sur les samouraïs (Amazon)








